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Henri Leroux

Pionnier du caramel au beurre salé, Henri Leroux enchante les papilles des amateurs de sucré depuis 30 ans. Désigné meilleur chocolatier de province et meilleur chocolatier de France ex-aequo avec Jean-Paul Hévin par le Guide des Croqueurs de Chocolat, retour sur ce parcours passionnant.

Henri Leroux pionner du caramel au beurre salé

Comment a démarré la « saga » Henri Leroux ?

Henri Leroux. - Après mon apprentissage dans la pâtisserie familiale bretonne, je suis parti en Suisse sur les conseils de mon père qui considérait ce pays « comme le seul à savoir faire du chocolat » ! C’est donc dans la célèbre école de Coba à Bâle que j’ai appris le métier de chocolatier qui, il y a 30 ans en France, se résumait encore à tremper du praliné dans du chocolat. De retour au pays, j’ai enrichi mon expérience notamment à Paris, à Tours puis à Pont-l’Abbé où j’ai dû remplacer au pied levé mon père malade en 1965.

Pourquoi avoir vendu l’affaire familiale florissante en 1976 pour venir à Quiberon ?

Henri Leroux. - L’aventure prenait trop d’ampleur. Ma femme et moi avons décidé de repartir à zéro, dans une autre ville. Nous sommes devenus glaciers-chocolatiers à Quiberon. Nous vendions les glaces les plus chères de la ville, mais les meilleures ! Pour nous faire connaître et pallier la saisonnalité de ce produit, j’ai décidé de faire du caramel artisanal - peu fabriqué en France et essentiellement de manière industrielle – en associant la saveur sucrée du caramel à celle du sel, Bretagne oblige ! Un pari inédit qui remporta d’emblée un vif succès et nous permit de remporter en 1980 le prix du meilleur bonbon de France.

A l’exception du chocolat de couverture, vous faites tout de A à Z.
Quels types de sucres ont votre faveur ?

- Le sucre blanc raffiné et le sucre brun. Je l’utilise par exemple pour faire des florentins.

Quel est votre dessert préféré ?

La tarte Tatin de ma femme ! Le millefeuille aussi. Et de manière générale tous les desserts « simples ». Je trouve que les assiettes d’aujourd’hui sont saturées de saveurs. On finit par quitter le restaurant sans se souvenir de ce qu’on y a mangé.

Comment envisagez-vous l’avenir, vous qui êtes au faîte de votre métier ?

En poursuivant mon travail avec le même souci de qualité et le désir de rester dans l’air du temps. Par exemple en lançant de nouveaux produits tel que la « Sarrasine », une ganache à l’infusion de blé noir. En poursuivant ma collaboration entamée il y a quelques années avec une société japonaise. Je veux continuer à faire ce que j’aime : c’est à dire des choses à la fois belles qui soient aussi mangeables … ce qui n’est plus toujours le cas de nos jours !

En savoir plus

CHOCOLAT - CARAMEL AU BEURRE SALE - HENRI LE ROUX

18, rue de Port-Maria
56170 Quiberon
Tél. + 33 (0)2 97 50 06 83

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